cheveux
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: Ajouté le 16/10/2007 à 20:23

Les cheveux ont une force symbolique et de séduction, décrite dans les textes religieux les plus anciens (Couper les cheveux de Sanson était lui enlever sa force)
Le cheveu est un élèment de la pilosité humaine qui pousse sur le sommet de la tête.
Comme les vêtements ou les tatouages, la coiffure et son éventuelle ornementation sont des signes d'appartenance à un groupe, une tendance ou d'indépendance. Une tendance "ethnique" s'inspire de coiffures traditionnelles, africaines notamment
Les bonzes comme certains moines et membres de nombreuses religions, marquent leur adhésion au culte et au retrait du monde matériel par la tonte des cheveux
Les cheveux ne poussent pas continuellement mais selon un rythme cyclique et périodique qui peut varier selon l'individu, son âge et les saisons. Les phases de croissance (phase anagène), de régression (phase catagène) et de repos (phase télogène) se succèdent. Cette dernière phase aboutit à la mort et à la chute du cheveu, suivies d'une nouvelle pousse. Les premiers cycles commencent dès le cinquième mois et demi de la vie ftale et se poursuivent toute la vie ou jusqu'à la perte des derniers cheveux. Chez la femme, la durée du cycle de croissance est de 6 ans environ, contre 3 ans chez l'homme. Les cheveux poussent également plus vite chez la femme que chez l'homme. Un cheveu ne tombe que 2 à 3 mois après la mort de la cellule qui le produit (spontanée ou pathologique), ce délai étant raccourci sous l'influence de facteurs mécaniques (traction, frictions, shampooings). Le cheveu mort présente un bulbe plein, atrophié, blanc et sec, que l'on croit parfois, à tort, être une « racine » non susceptible de remplacement. La croissance des cheveux est variable avec l'âge et les saisons. Elle est en moyenne de 1 cm par mois. Des causes multiples, physiologiques et pathologiques, peuvent modifier cette évolution. Les hormones mâles, qui déterminent la pousse abondante de lapilosité dite masculine (barbe, moustache) ont, par contre, une action inhibitrice sur la croissance des cheveux, ce qui explique la fréquence des alopécies chez les hommes, ainsi que chez les femmes soumises à des hormonothérapies androgènes. Dans l'Antiquité, on avait déjà noté que les eunuques n'étaient jamais chauves. On a depuis montré l'importance de la testostérone comme facteur de chute des cheveux. Le cheveu ne pousse pas par la pointe, mais par la racine. Il existe des produits réputés augmenter la force des cheveux et en stimuler la repousse. En éliminant les pointes fourchues, on les empêche de se dédoubler et de casser. De cette manière, les cheveux poussent mieux et l'impression qu'ils ne poussent plus disparaîtra. Les cheveux qui tombent peuvent repousser jusqu'à 25 fois et leur durée de vie varie entre 4 et 7 ans. Des agressions repétées, une mauvaise alimentation, la maladie et le stress, ainsi peut-être que la pollution peuvent toutefois mettre en péril le cycle capillaire. Les 100 coups de brosse étaient utiles à l'époque où les femmes étaient constamment coiffées en chignon et se lavaient les cheveux moins fréquemment. Le lavage journalier est réputé contribuer à aider le cuir chevelu à répartir le sébum. Le diamètre d'un cheveu peut varier de 40 à 100 micromètres, cest-à-dire de 0.04 à 0.1mm.
Valeur symbolique [modifier]Dans presque toutes les civilisations les cheveux ont une importance particulière. Ils ont souvent un rapport avec l'intimité, la séduction, la sexualité et la pudeur, la relation à l'autre (peigner, épouiller) est une marque d'affection. Selon les époques et les lieux les cheveux symbolisent la force et/ou la virilité (Cf. les cheveux de Sanson) et/ou encore la féminité ; tantôt montrés, tantôt voilés. Parfois colorés (au roucou en Amazonie, au Henné au Moyen-Orient, etc.), couvert de cendre ou d'argile dans de nombreuses groupes ethniques, à l'occasion de cérémonies diverses. La vraie chevelure a parfois été en public recouverte de perruques sophistiquées (ex : 17e siècle européen/Cour de Louis XIV, perruques de magistrats, etc.) ; Les longs cheveux étaient le privilège des nobles quand le peuple commençait à se couper les cheveux. Le scalp de l'ennemi a été un trophée valorisé chez certains amérindiens. Les armées modernes imposent généralement une coupe courte ou rase, pour limiter les risques de pullulation de poux, faciliter le lavage/séchage, etc. Couper les cheveux d'un samouraï était le déshonorer et les castes administratives et militaires chinoises, coréennes, japonaises ont accordé une grande importance à la coiffure et longueur des cheveux. Les envahisseurs mandchous on ainsi imposé le port de la natte en Chine. Les cheveux longs de la période Hippie ont été le symbole d'une rébellion contre l'ordre établi. Voler les cheveux d'autrui permettait disait-on de faire des filtres d'amour ou d'envoûter. Le culte des reliques de saint, les gages ou promesses d'amour ont souvent été basés sur des mèches de cheveux. Il fallait cacher ses cheveux perdus ou tombés pour pas que quelqu'un de malveillant puisse les utiliser pour jeter un sort. Certaines familles conservaient les dents de lait et des mèches de cheveux des enfants. T'ang le victorieux, pour le bonheur de son peuple se coupe les cheveux. Il les jette dans un fourneau, ainsi que ses ongles et ceux de sa femme Mo-ye pour fondre des épées symboliques. En Chine, à certaines époques couper les cheveux d'un adulte était le mutiler. Avoir les cheveux ras interdisait l'accès à certaines fonctions. Les bonzes et certains moines se coupaient les cheveux en signe de renonciation et de distanciation d'avec la vie sociale normale. Il existait au Vietnam une sorte de divination basée sur la position des cheveux et des poils. Ne pas se coiffer et se salir les cheveux (cendres, terre) ou les laisser pousser a souvent été un signe de deuil et/ou d'un vu (ex Papou de Nouvelle Guinée). L'iconographie hindoue présente souvent les dieux terribles et violents les cheveux épars autour de la tête, comme ils l'étaient chez la gorgone ou le typhon des mythologies gréco-latines. L'univers aurait d'ailleurs été tissé avec les cheveux de çiva, qui sont les directions de l'univers, le vent et le fleuve sacré ganga (Gange). La toute première coupe de cheveux était chez certaines ethnies l'occasion de fêtes et rituels complexes. Lors du mariage hopi traditionnel, les époux devaient tremper leurs cheveux longs dans une mousse de Yuca purificatrice, puis les mêler en une seule torsade, pour lier le couple "comme la chair adhère au noyau d'une alberge" rapportait Don Talayesva[1
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